Je fais ce blog ... parce que j'ai envie de 'raconter' ce que j'aime, mes passions je crois ... deux choses qui me sont absolument indipensables ... cette Presqu'île où j'ai choisi de vivre et cette Bretagne ..et ..tout ce qui touche à la peinture .. la sculpture aussi .. l'architecture à l'occasion . En résumé, si je pouvais ce serait le matin au musée, l'après midi à la mer ...
Ce blog . .est un perpétuel chantier .. .. et il y a des fautes ..que j'oublie de corriger ... Bonne balade, et si vous trouvez autant de plaisir que moi ... c'est le but 
D' abord ...d'abord ..
ma "carrière"à galets, mon coin...Porz Kregwenn.
C'est un endroit terrible où j'arrive à me perdre sans bouger, un vrai bonheur, une catastrophe...
Je sais avant d'y descendre que j'aurai du mal à le quitter (tiens, je pense à Brel), ses 90 m de dénivelé ne sont rien. Je suis fascinée par les vagues et leurs verts et leurs bleus, par leurs 'enroulés' impressionnants et le vacarme étourdissant qu'elles font en s'écroulant,en s'étalant, en s'étirant, en se faufilant et en se glissant à travers ces galets. Et puis ces galets, gris, blancs, lisses, arrondis et polis... que j'aime sentir dans la main, caresser et que je promène dans le sac à dos, la voiture, un fond de poche et même là,devant moi... à côté du pc.
celui de la Vieille, juste après la Pointe du Raz, Ar Men, là bas, tout au bout de la Chaussée de Sein, phare mythique... les Pierres Noires, Kéréon, la Jument, le Nividik... le Stiff, l'aïeul du quartier avec ses 305 ans...(merci Colbert) et enfin le Créac'h.
et lorsqu'il s'allume, le Créac'h, c'est magique ! ses éclats se réveillent, tournent d'abord lentement, cherchent leur allure, leur vitesse, leur cadence, et puis voilà, ça y est ! ils trouvent leur rythme, le leur, celui qui leur est propre - 2 E.B.10s - et là, maintenant, ils percent, fouillent la nuit, se montrent, se font voir, éblouissent et imperturbables, majestueux, solitaires... ils tournent, insensibles au vacarme, au raffut et parfois ils sont secondés pas la corne de brume...
et ce Penn Ar Bed, ce bout du monde,
ce bout de tout, perdu dans ses brumes et ses crachins, ses gris et ses noirs ou noyé dans un ciel bleu, éclatant et violent et ses parfums du large, de sel, d'écume, d'embrum et d'algue, avec sa musique, ses chants, ses danses, son histoire, sa langue, ses légendes et ses couleurs aussi... celles du marmouz butun marron sur les bruyères mauves, des petits ajoncs jaune d'or éclatants, des lichens orangés sur les granits gris, ces herbes et ces mousses vertes, cette vieille terre, ce vieux massif noir, ocre, blanc aussi, qui a été travaillé, remué, ondulé, tordu et écrasé par la nature depuis des millénaires ...